Une industrie de la formation

L’idée
OpenLab étoffera ses ateliers métier par métier, pour que chacun puisse pratiquer celui qu’il vise. Chaque domaine d’activité aura les siens : ses corps professionnels, par leurs syndicats et leurs organisations, y porteront leurs besoins, et l’atelier les développera.
Quand un métier se pratique sur une plateforme informatique, l’atelier s’appuiera sur les logiciels libres qui existent déjà. Là où ils manquent, l’écosystème en développera de nouveaux, libres eux aussi, ou étendra ceux qui existent en leur ajoutant les modules qu’il faut.
Quand un métier se pratique de ses mains, on y arrivera par étapes. D’abord le monde virtuel : des applications qui reproduisent les gestes, les machines et les situations du métier, vécues avec un casque de réalité virtuelle. Ensuite l’atelier physique, où l’on refait pour de vrai ce que l’on a appris à faire.
Les casques de réalité virtuelle, quel qu’en soit le fabricant, deviendront des outils de formation ordinaires : leur prix devra chuter jusqu’à les rendre presque donnés, pour qu’un apprenant, partout dans le monde, puisse en avoir un. L’écosystème pourra même inventer son propre casque.
Ainsi naîtra une vraie industrie de la formation : des plateformes, des modules, des expériences virtuelles et des ateliers, conçus, produits et partagés dans l’écosystème.
Ce que demande une industrie de la formation
Chaque métier qui trouve son atelier devient un métier que l’on peut apprendre partout. Construire ces ateliers un à un, c’est donner à chacun, où qu’il vive, les gestes de son futur métier.
Les défis
Mentalités — l’idée qu’une expérience virtuelle n’est qu’un jeu, et qu’un logiciel libre vaut moins qu’un logiciel payant.
Finances — le développement des plateformes et des expériences virtuelles, et l’équipement de millions d’apprenants.
Démarches — démontrer aux fabricants, aux éditeurs et aux entreprises l’intérêt de mettre leurs outils et leur savoir-faire au service de la formation.
Un atelier pour chaque métier
Comment les relever
Le libre d’abord. Les logiciels libres existants forment la base ; ce qui manque se développe ou s’ajoute en modules, et profite ensuite à tous les ateliers du monde.
Le virtuel avant le réel. Chaque geste s’apprend d’abord sans risque et sans matière perdue, puis se confirme dans l’atelier physique.
Le nombre qui fait chuter les prix. Des millions d’apprenants à équiper donnent à l’écosystème la force de rendre les casques presque donnés, et jusqu’à concevoir le sien.
Les corps professionnels dans la conception. Les syndicats et les entreprises de chaque domaine disent les besoins et les gestes de leurs métiers ; les ateliers les reproduisent fidèlement.
Des développeurs par milliers, aidés par l’intelligence artificielle. Simulations, expériences virtuelles, plateformes, projets : construire ces ateliers emploiera massivement des développeurs, et l’intelligence artificielle, qui les aide à mieux coder, multiplie ce qu’ils peuvent bâtir pour chaque profession.
Ce que chacun peut apporter
Un syndicat ou une organisation professionnelle : les besoins de sa profession, portés dans l’atelier de son domaine.
Un développeur : son code, pour une plateforme, un module libre ou une expérience virtuelle.
Une entreprise : les gestes de son métier, pour concevoir un atelier.
Un fabricant : ses casques, à un prix qui les met à la portée de tous.